Stéphanie Kaczmareck Thérapeute Psycho-Corporel & Facilitateur de votre changement Accompagnement Individuel et collectif

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RECRUTEMENT, MANAGEMENT... COMMENT LES NEUROSCIENCES NOUS AIDENT AU BOULOT

Si vous n'avez pas encore saisi l'importance de la place qu'allaient prendre les sciences du comportement dans le monde du travail, du recrutement à la prise de décision, en passant par les modes managériaux, n'attendez plus… et lisez (en pleine conscience) !. Un article passionnant de Capital avec management.

 

"On ne motive pas les gens, on leur fait confiance", "le cerveau se nourrit du changement et se détruit de la routine", "quand on est face à des processus automatiques, n'attendez pas de grande créativité", " si on ne répond qu'aux sollicitations, on développe une attention réactionnelle qui fait peu travailler le cerveau"... Quand Pierre Marie Lledo, directeur du département neurosciences à l'Institut Pasteur et directeur de recherche au CNRS, explique à un parterre de cadres dirigeants de Danone, l'Oréal, Thalès, Engie, Orange... pourquoi, du point de vue des neurosciences, il existe des résistances au changement et quelles sont les conditions pour que les sujets restent motivés, on peut entendre les mouches voler dans la salle (1). C'est que l'enjeu est d'importance dans un pays où le taux d'engagement des salariés est parmi les plus bas du monde : d'après une étude récente (2), seulement 6% d'entre eux se disent engagés contre 74% pas du tout, 20% se déclarant carrément désengagés !

Dans ce contexte de sinistrose, pas étonnant que les neurosciences et leur cortège d'enseignements sur les processus de créativité, d'engagement, de motivation, apparaissent aujourd'hui comme un outil managérial providentiel : "La demande des décideurs est totalement dingue depuis un an !, confirme Erwan Devèze conférencier spécialisé dans le neuromanagement et fondateur de Neuromanagement consulting, auteur de Neuroboostez vos équipes (Editions EMS, 2017) avec Richardo Croati. Il y a quelques années, les neurosciences suscitaient un intérêt poli. Les dirigeants ne faisaient pas le lien entre neurosciences et leur fonction." Cantonnant souvent le fonctionnement du cerveau à leurs problèmes personnels, tels que le Parkinson du grand-père ou l'hyperactivité du petit dernier... "il y avait une forme de déni sur la question du cerveau et des émotions. On reléguait ces questions aux professionnels de santé".

L'auteur de 24h dans votre cerveau (Larousse) est aujourd'hui sollicité du Quai d'Orsay à l'Armée, en passant par les groupes du CAC 40, pour parler des dernières avancées scientifiques et de leur impact en entreprise: "Quand j'interviens, je donne des clés de compréhension sur les processus de motivation, de créativité, d'engagement. Je décode des processus qui dysfonctionnent et qu'ils ressentent souvent de façon instinctive." Sans pour autant parvenir à mettre des mots dessus.

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La flexibilité de penser

Deux facteurs ont boosté de manière spectaculaire l'intérêt pour les neurosciences. D'abord, les progrès spectaculaires de la recherche fondamentale et de l'imagerie cérébrale sur le fonctionnement du cerveau. "On commence à savoir comment fonctionne le cerveau au neurone près", explique Dominique Turcq, docteur en sciences sociales et en management, président de Boostzone Institut et enseignant à Sciences Po. L'autre facteur, c'est la montée en puissance de l'intelligence artificielle. Pour Erwan Deveze, "l'intelligence artificielle et l'intelligence humaine doivent se nourrir l'une de l'autre. L'IA va nous décharger d'un certain nombre d'activités cognitives et on va devoir se réinventer sur nos autres intelligences, émotionnelle, situationnelle et relationnelle."

Yves Le Bihan, président de l'Institut français du leadership positif, voit dans le cœur, le collectif et l'artificiel, les "trois intelligences de demain": "Aiguiser la connaissance de soi, maîtriser la stabilité attentionnelle, réguler ses émotions pour acquérir la flexibilité de pensée, sont des qualités managériales indispensables dans le monde digital émergeant" assène-t-il. À la clé pour les managers ? Tout simplement leur raison d'être, estime le chercheur : "l'intelligence artificielle est beaucoup plus puissante que l'humain quand il s'agit d'analyser des flux exponentiels de données, de poser un diagnostic, de prendre des décisions logistiques ou stratégiques. Elle va à terme enlever des pans entiers de légitimité aux managers. Nous devrons alors réfléchir à cette question essentielle: "A quoi sert un manager ?"

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Même constat pour Jacques Fradin, docteur en médecine et membre de l'Association française de thérapie comportementale et cognitive : "Il est urgent de mieux comprendre l'humain car la machine que l'on a créée va trop vite, prévient-il. On invente des systèmes très sophistiqués qui, si on les pilote mal, peuvent devenir très dangereux." Et d'asséner : "connaître mieux notre cerveau via les sciences du comportement devient aussi indispensable que de comprendre son véhicule quand on est pilote de course !"

Des softskills à la hausse

Pourtant, selon Dominique Turcq, nombre de dirigeants n'arrivent pas à dépasser la simple curiosité pour cette nouvelle matière : "Un peu comme en 2005 quand les réseaux sociaux sont apparus, et que beaucoup pensaient que ce n'était que pour les ados alors qu'ils allaient bouleverser la société", ironise-t-il. Aujourd'hui, si les neurosciences se sont fait une place dans la com' et le marketing, via la communication émotionnelle ou le nudge marketing par exemple, l'expert prédit que demain, les ressources humaines et les comex seront neuroboostés. Pour le meilleur, selon lui: "Ça permettra d'être plus efficace dans le recrutement par exemple, de choisir des cerveaux aptes à travailler ensemble. De même, les neurosciences vont nous permettre de mieux analyser nos biais décisionnels et réduire les risques d'erreurs"

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Un enjeu majeur. Selon toutes les études, notre cerveau a tendance à prendre la décision la moins risquée, mais pas forcément la plus pertinente. Sans que nous en soyons… conscients, justement. Comprendre ses biais cognitifs, développer son empathie, choisir en pleine conscience… "Nous entrons dans l'ère de l'hyper connaissance de soi, estime Yves le Bihan. Les managers ne pourront se passer d'une conscience et d'une acceptation de soi plus approfondie, non jugeante et apaisée." Autant de "softkills" aujourd'hui à la marge, mais qui demain, seront peut-être les seuls valorisés dans le monde du travail. "Selon une étude de Mc Kinsey, la demande de compétences cognitives, comme la créativité, la pensée critique, le traitement complexe de l'information, augmentera de 19% aux Etats-Unis d'ici 2030 !" prévient-il.

Neurogroupe mondial

Les neurosciences, sursaut de l'humanité face à l'intelligence artificielle ? Jacques Fradin travaille actuellement à la création d'un groupe d'experts intergouvernemental sur les sciences comportementales, qui rassemblera de manière exhaustive les connaissances sur le sujet. À l'instar de l'OMS sur la santé ou du Giec sur le climat. 400 scientifiques ont déjà signé et des négociations sont en cours avec nombre d'entreprises. Prochaine étape : "La présentation à l'ONU, déclare Jacques Fradin. On ne peut pas avoir des neuroscientifiques et des pédagogues partout. Piloter les sciences du comportement via un GIE mondial permettra de diffuser ces nouvelles connaissances." Il est temps de prendre soin tous ensemble de nos précieux cerveaux!

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(1) Programme Octave interentreprises " Culture & Change " qui traite de la transformation des organisations à l'ère du numérique. (2) étude Gallup de septembre 2018.

Article de capital avec management

 

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A vous écoute,

Stephanie Kaczmareck

Thérapeute Psycho-corporel spécialisée en thérapies breves et formatrice.

Sophro-analyse - Hypnose Ericksonienne - Programmation Neuro Linguistique - Constellations familiales et systémiques.

M: 0625697843